skip to content »

promo-oxygen.ru

Dating match site physical handicaps

Dans le cas de l’accident de Portland, les pilotes ont détecté un problème de train d’atterrissage : le déploiement de celui-ci ne s’était pas correctement effectué, et ils craignaient qu’il ne soit pas bien verrouillé.

dating match site physical handicaps-39dating match site physical handicaps-20dating match site physical handicaps-63dating match site physical handicaps-1

Par exemple, le fait que les anciens Égyptiens momifiaient les morts peut nous paraître absurde, mais cela ne l’était pas pour eux, dans la mesure où ils croyaient que la conservation des corps permettait une vie éternelle.Le jour du lancement, certains ingénieurs étaient inquiets à cause du froid ; mais comme cette variable n’avait pas été sérieusement prise en compte pendant les essais, ils ne disposaient pas de preuves chiffrées ; et comme la confiance des managers dans la fiabilité de l’appareil était excessive, ils n’ont pas pris cette inquiétude au sérieux.L’accident d’avion de Portland en 1978 L’accident de l’avion qui s’est écrasé à Portland en 1978 par manque de carburant alors que l’appareil tournait depuis une heure au-dessus de la piste, s’explique aussi par un biais cognitif, connu sous le nom de raisonnement non conséquentialiste.Voici quelques exemples de décisions absurdes : – l’un des deux réacteurs d’un avion présente des signes de dysfonctionnement ; le commandant de bord et son copilote arrêtent celui qui fonctionnait normalement ; – des pilotes retardent l’atterrissage d’un avion pendant plus d’une heure, et l’appareil finit par s’écraser par manque de carburant ; – alors qu’ils auraient pu se croiser sans incident, deux pétroliers, cherchant à s’éviter, se détournent de leur trajectoire et entrent en collision ; – la navette Challenger explose au moment du décollage à cause d’un problème de joints défectueux, qui était pourtant identifié depuis cinq ans mais n’avait toujours pas été résolu ; – un usage répandu et persistant veut que les orateurs présentent en général des transparents illisibles ; – une entreprise allemande crée une université d’entreprise qui finalement devient un organisme de formation externe ; – une entreprise pratique depuis des années des enquêtes d’opinion internes fondées sur des échantillons trop réduits pour avoir une quelconque valeur ; – pour lutter contre les cambriolages, les copropriétaires d’un immeuble décident durablement de ne fermer qu’un seul des deux accès aux sous-sols, et les cambriolages continuent.L’explication cognitive Comment de telles décisions peuvent-elles être prises ?Pourtant, de nombreux essais avaient été réalisés et des dysfonctionnements avaient été repérés sur ces joints ; mais jamais les ingénieurs n’avaient songé à établir une corrélation entre ces dysfonctionnements et le niveau de la température.

Pire, lors d’un lancement précédent, effectué lors d’une vague de froid, les ingénieurs avaient noté que les joints avaient été très endommagés, mais ils avaient estimé qu’une température aussi basse était exceptionnelle, et que cela ne se reproduirait plus.

Le plus étonnant de tout cela, conclut Christian Morel, est la grande tolérance collective qu’on observe vis-à-vis des décisions absurdes !

EXPOSÉ de Christian MOREL Mon livre1 a pour objectif de décrire, analyser et comprendre des exemples de décisions absurdes. D’une part, parce qu’elles ont un caractère d’étrangeté et même de mystère qui pique la curiosité ; d’autre part, parce qu’elles manifestent de façon éclatante des processus qui sont à l’oeuvre, de façon plus difficile à repérer, dans beaucoup de décisions “normales” que nous prenons chaque jour. Les décisions absurdes ne doivent pas être confondues avec de simples erreurs : il s’agit d’erreurs radicales et persistantes, dont les auteurs agissent avec constance et de façon intensive contre le but qu’ils se sont donné.

Par exemple, un étudiant a décidé que juste après les résultats de ses examens il s’offrirait un voyage à Hawaï, soit pour se récompenser en cas de réussite, soit pour se consoler en cas d’échec ; il attend pourtant les résultats avant d’acheter ses billets.

Autre exemple : avant l’élection présidentielle américaine, les marchés financiers étaient tout aussi inquiets de l’éventualité de l’élection de Bush que de celle de Dukakis ; ils ont néanmoins attendu le résultat de l’élection pour réagir.

Où, persuadés que les autres veulent y aller et qu’ils seraient seuls à exprimer une divergence, un groupe tout entier se retrouve à une destination dont personne ne voulait vraiment …